Vous êtes séduit par le papier peint intissé et ses promesses de pose facile ? Attendez une seconde. Avant de craquer pour ce revêtement mural ultra-populaire, mieux vaut connaître ses points faibles. Parce que oui, derrière l’image glamour et les tutoriels « trop faciles » se cachent quelques réalités moins enthousiasmantes.
Le papier peint intissé s’est imposé ces dernières années comme la solution moderne pour habiller vos murs : pas besoin d’encoller le papier, il se pose rapidement, il résiste aux petits chocs. Bref, sur le papier (sans jeu de mots), c’est le revêtement idéal. Sauf que dans la vraie vie, plusieurs utilisateurs déchantent après quelques mois. Coût plus élevé, décoloration, entretien délicat, sensibilité à l’humidité : les inconvénients du papier peint intissé méritent qu’on s’y attarde sérieusement.
Dans cet article, on passe en revue tous les défauts de ce type de papier peint, sans filtre. Vous saurez exactement à quoi vous attendre, quelles pièces éviter, et comment contourner certains problèmes. Parce qu’un achat éclairé, c’est un achat sans regret.
Qu’est-ce que le papier peint intissé exactement ?
Avant de lister ses défauts, posons les bases. Le papier peint intissé se distingue du papier peint traditionnel par sa composition. Il est fabriqué à partir de fibres de cellulose et de polyester, liées entre elles sans tissage (d’où le terme « intissé » ou « non-tissé »). Cette structure lui confère une certaine épaisseur et une solidité supérieure au papier classique.
Contrairement au papier peint traditionnel qui nécessite d’être encollé directement (ce qui le fait gondoler et complique la manipulation), l’intissé se pose différemment : on applique la colle directement sur le mur. Cette technique simplifie grandement la pose, puisque vous pouvez ajuster les lés plus facilement, sans risquer de déchirer le papier mouillé. C’est d’ailleurs ce qui a fait son succès auprès des bricoleurs amateurs.
Niveau aspect, l’intissé offre une surface souvent légèrement texturée, qui masque bien les petites imperfections du mur. Il existe en version unie, imprimée, ou même avec effet relief. Côté grammage, comptez généralement entre 150 et 300 g/m², ce qui en fait un revêtement plutôt épais comparé au papier traditionnel (70-100 g/m²). Cette épaisseur a des avantages, mais aussi des conséquences qu’on va détailler juste après.
Maintenant que vous savez de quoi on parle, entrons dans le vif du sujet : pourquoi le papier peint intissé n’est pas toujours la solution miracle qu’on vous vend ?

Les 7 principaux inconvénients du papier peint intissé
1. Un coût nettement plus élevé que le papier traditionnel
Premier frein, et pas des moindres : le prix. Le papier peint intissé coûte en moyenne 20 % plus cher qu’un papier peint classique. Là où vous trouverez un rouleau de papier traditionnel entre 10 et 25 euros, comptez plutôt entre 15 et 70 euros pour de l’intissé, avec une moyenne autour de 30 euros le rouleau (dimensions standard : 53 cm x 10 m).
Les marques premier prix comme Caselio, Montecolino ou AS Creation proposent des modèles accessibles, mais dès que vous visez des designs plus élaborés ou des marques haut de gamme (Takahashi, Zoffany, Maisons du Monde), les tarifs s’envolent rapidement. Et on ne parle ici que du papier peint lui-même : ajoutez à cela le coût de la colle spécifique pour intissé, légèrement plus onéreuse que la colle classique, et éventuellement l’intervention d’un professionnel si vous n’êtes pas à l’aise avec la pose.
Résultat ? Un budget revêtement mural qui peut vite grimper, surtout si vous souhaitez tapisser plusieurs pièces. Pour un petit appartement ou une rénovation limitée, ça passe. Mais pour une grande maison, l’addition peut devenir salée. Avant d’acheter, faites bien vos calculs et comparez avec d’autres options (peinture, papier classique, vinyle) pour être sûr que l’intissé vaut réellement le coup dans votre situation.
2. Une sensibilité marquée à la décoloration UV
Vous avez craqué pour ce magnifique papier peint intissé aux motifs éclatants ? Parfait. Mais attention : les rayons UV sont l’ennemi juré de votre revêtement. Contrairement à certaines peintures ou papiers vinyle traités anti-UV, l’intissé standard n’est pas spécialement protégé contre la lumière du soleil. Résultat : au fil des mois, voire des années, les couleurs peuvent virer, pâlir, ou carrément jaunir, surtout sur les zones directement exposées.
Ce phénomène de décoloration touche particulièrement les papiers peints de couleurs vives (rouges, bleus profonds, jaunes) ou imprimés avec des encres moins stables. Les teintes foncées perdent leur intensité, les motifs s’estompent, et vous vous retrouvez avec un rendu terne et vieilli. C’est d’autant plus visible dans les pièces orientées sud ou ouest, où le soleil tape fort en journée.
Pour limiter les dégâts, plusieurs solutions existent : installer des rideaux opaques ou des stores, appliquer un film anti-UV sur vos fenêtres, ou encore choisir des papiers peints intissés de qualité supérieure avec traitement anti-décoloration (mais là encore, le prix grimpe). Certains fabricants proposent des collections spécialement conçues pour résister à la lumière, mais elles restent minoritaires sur le marché.
Bref, si vous comptez poser de l’intissé dans une pièce très lumineuse, prenez ce risque en compte dès le départ. Sinon, vous risquez d’être déçu en constatant que votre magnifique papier peint a perdu de son éclat au bout de deux ans.
3. Un entretien plus délicat qu’il n’y paraît
On vous a peut-être vanté la facilité d’entretien du papier peint intissé. Et c’est vrai, dans une certaine mesure : contrairement au papier traditionnel qui absorbe l’eau et se détériore au moindre coup d’éponge, l’intissé se nettoie théoriquement à l’eau savonneuse. Mais attention, tout n’est pas si simple.
D’abord, tous les papiers peints intissés ne sont pas lessivables de la même manière. Certains modèles supportent un lavage doux avec une éponge humide et du savon liquide doux, mais d’autres se contentent d’être « lavables à l’éponge humide » sans produit. La différence ? Sur les premiers, vous pouvez retirer des taches légères sans trop de souci. Sur les seconds, mieux vaut se contenter de dépoussiérer régulièrement et d’éviter les projections.
Ensuite, même sur les intissés lessivables, les produits agressifs sont à proscrire. Exit les nettoyants multi-surfaces, l’eau de Javel, ou les éponges abrasives qui risquent de ternir la surface, d’enlever des motifs imprimés, ou de laisser des traces blanchâtres. Il faut donc adopter une routine d’entretien douce et régulière, ce qui peut être contraignant dans certaines pièces (cuisine, couloir, chambre d’enfant) où les murs sont plus sollicités.
Enfin, l’intissé a tendance à retenir la poussière et les saletés dans ses fibres texturées. Si vous ne passez pas régulièrement un chiffon doux ou un plumeau, des dépôts grisâtres peuvent s’installer, surtout dans les zones peu ventilées. Bref, l’entretien n’est pas insurmontable, mais il demande un minimum d’attention et de précautions pour conserver un rendu impeccable dans le temps.
4. Une résistance limitée à l’humidité
Voilà un point crucial si vous envisagez de tapisser une salle de bain, une cuisine, ou toute pièce exposée à l’humidité. Le papier peint intissé ne fait pas bon ménage avec l’eau stagnante et les atmosphères très humides. Contrairement au papier peint vinyle (qui possède une couche plastifiée étanche), l’intissé standard reste perméable et peut absorber l’humidité ambiante.
Conséquence ? Dans une pièce mal ventilée ou sujette aux projections d’eau (douche, évier), le papier peint intissé peut se décoller progressivement, gondoler, ou même développer des moisissures en sous-face si l’humidité s’infiltre entre le mur et le revêtement. Certains utilisateurs rapportent des décollements au niveau des angles ou près des points d’eau après seulement quelques mois d’utilisation.
Bien sûr, des solutions existent : vous pouvez opter pour un intissé avec couche vinyle (qui offre une meilleure étanchéité mais perd l’avantage écologique), installer une VMC performante, ou limiter les projections en installant des panneaux protecteurs. Mais dans tous les cas, l’intissé pur n’est pas recommandé dans les zones humides sans précautions particulières.
Si vous tenez absolument à mettre du papier peint dans votre salle de bain, privilégiez un intissé vinyle ou un papier spécialement conçu pour les pièces humides. Sinon, pour une cuisine ou un couloir exposé à l’humidité occasionnelle, assurez-vous d’avoir une ventilation efficace et évitez de poser de l’intissé trop près des sources d’eau. C’est la clé pour éviter les mauvaises surprises et prolonger la durée de vie de votre revêtement.
5. Une durabilité qui peut décevoir
On présente souvent le papier peint intissé comme un revêtement solide et résistant, presque indéchirable. C’est vrai lors de la pose : les fibres synthétiques et la cellulose lui confèrent une bonne tenue mécanique, ce qui évite les déchirures accidentelles quand on manipule les lés. Mais une fois installé, la durabilité réelle du papier peint intissé dépend fortement de son environnement et de son utilisation.
En effet, l’intissé reste sensible aux rayures et aux chocs répétés. Dans un couloir fréquenté, une chambre d’enfant où les murs sont sollicités, ou près d’un coin de meuble, des marques d’usure peuvent apparaître rapidement. La surface se ternit, des griffures deviennent visibles, et le rendu global perd de son éclat. Contrairement à une peinture lessivable qu’on peut simplement rafraîchir d’un coup de rouleau, le papier peint intissé abîmé nécessite souvent un remplacement complet du lé pour retrouver un aspect homogène.
Ajoutez à cela les problèmes de décoloration UV et de décollement dans les zones humides (qu’on a déjà évoqués), et vous comprenez pourquoi certains utilisateurs estiment que la durabilité de l’intissé n’est pas à la hauteur du prix payé. Là où une peinture murale de qualité peut tenir 10 ans sans broncher, un papier peint intissé peut montrer des signes de faiblesse au bout de 3 à 5 ans selon les conditions d’utilisation.
Conclusion ? Le papier peint intissé n’est pas le revêtement le plus robuste sur le long terme, surtout dans les pièces à fort passage ou exposées à des contraintes environnementales. Si vous recherchez un revêtement « poser et oublier », mieux vaut envisager d’autres options ou investir dans un intissé haut de gamme avec traitements renforcés (résistance aux chocs, anti-UV, hydrofuge), mais là encore, le budget grimpe.
6. Une préparation du mur indispensable et minutieuse
Vous pensiez que l’intissé était la solution idéale pour camoufler les défauts de vos murs ? Attention, c’est un mythe à nuancer sérieusement. Certes, grâce à son épaisseur, le papier peint intissé masque mieux les petites imperfections qu’un papier traditionnel fin. Mais il ne fait pas de miracles : les gros défauts restent visibles, et pire, ils peuvent même devenir plus apparents une fois le papier posé.
Fissures importantes, trous, reliefs marqués, anciennes traces de colle ou de peinture écaillée : tout cela doit être corrigé avant la pose. Concrètement, cela signifie reboucher les trous avec un enduit de lissage, poncer les aspérités, lessiver le mur pour éliminer poussières et graisses, et parfois même appliquer une sous-couche ou un apprêt pour uniformiser la surface. Bref, la préparation du mur est une étape cruciale qu’on ne peut pas zapper.
Le problème ? Cette préparation prend du temps et demande un minimum de savoir-faire. Si vous êtes débutant en bricolage, vous risquez de sous-estimer cette phase et de vous retrouver avec un résultat décevant : bulles d’air, plis, défauts visibles sous le papier. Certains bricoleurs choisissent alors de faire appel à un professionnel pour cette étape, ce qui ajoute un coût supplémentaire au projet.
À noter aussi : contrairement à la peinture qui peut s’appliquer sur un mur légèrement imparfait (surtout avec une finition mate), le papier peint intissé ne pardonne rien. Chaque bosse, chaque creux se devine sous la lumière rasante. Donc si vos murs sont en mauvais état, préparez-vous à investir du temps et de l’argent dans leur rénovation avant de pouvoir poser votre précieux intissé.
7. Un impact écologique discutable
Le papier peint intissé est souvent présenté comme une option plus écologique que le papier peint vinyle, notamment parce qu’il ne contient pas (ou peu) de PVC. C’est vrai pour les modèles 100 % intissé, composés uniquement de fibres naturelles (cellulose) et synthétiques (polyester). Mais attention : de nombreux papiers peints intissés du commerce intègrent en réalité une couche vinyle en surface pour améliorer leur résistance à l’eau, aux taches, ou à l’usure. Et là, l’argument écologique s’effondre.
Le PVC (polychlorure de vinyle) est un plastique décrié pour son impact environnemental lourd : fabrication énergivore, émissions de composés organiques volatils (COV), difficultés de recyclage. Quand votre papier peint intissé contient du PVC, vous perdez tous les bénéfices écologiques attendus. Pire, la production de papier peint intissé, même sans PVC, génère globalement plus de pollution que celle du papier peint traditionnel, en raison des procédés de fabrication plus complexes et de l’utilisation de fibres synthétiques.
Heureusement, certains fabricants proposent des options éco-conçues : papiers peints intissés certifiés FSC (gestion durable des forêts), sans PVC, avec encres à base d’eau, ou issus de fibres recyclées. Mais ces modèles restent minoritaires sur le marché et coûtent souvent plus cher que les versions standard. Donc si l’écologie est un critère important pour vous, vérifiez attentivement les étiquettes et privilégiez les marques engagées.
Bref, ne vous fiez pas aveuglément à l’image « verte » du papier peint intissé. L’impact écologique varie énormément selon les produits, et il faut creuser pour savoir si vous faites réellement un choix responsable.
Pose du papier peint intissé : pas si simple pour les débutants
Vous avez sûrement entendu dire que le papier peint intissé est ultra-facile à poser, même pour un débutant. C’est en partie vrai : encoller le mur plutôt que le papier simplifie grandement la manipulation, et la solidité du matériau évite les déchirures. Mais attention, la pose reste technique et demande de la précision si vous voulez un résultat impeccable.
Première difficulté : l’application de la colle sur le mur. Il faut étaler une couche homogène, ni trop épaisse (risque de coulures et de temps de séchage rallongé), ni trop fine (le papier ne colle pas correctement). Certains novices sous-estiment cette étape et se retrouvent avec des zones mal encollées, des bulles d’air, ou des décollements prématurés. Il faut aussi travailler par sections, en encollant une bande légèrement plus large que le lé à poser, et en veillant à ne pas laisser sécher la colle avant d’appliquer le papier.
Deuxième point délicat : les raccords et les angles. Même si l’intissé est plus rigide et donc plus facile à positionner, il faut être précis pour que les motifs se raccordent parfaitement d’un lé à l’autre. Un décalage de quelques millimètres peut se voir et gâcher le rendu global. Dans les angles, aux abords des fenêtres ou des portes, la découpe doit être nette et ajustée au millimètre près. Ça demande de la patience et un bon coup de main.
Troisième challenge : chasser les bulles d’air sans abîmer le papier. Il faut utiliser une spatule lisse ou une brosse de tapissier, en faisant des mouvements du centre vers les bords, avec juste ce qu’il faut de pression. Trop appuyer peut étirer le papier ou laisser des marques, pas assez et les bulles restent.
Bref, si vous êtes bricoleur confirmé ou que vous avez déjà posé du papier peint, vous devriez vous en sortir. Mais pour un vrai débutant, la courbe d’apprentissage existe, et le résultat peut être décevant sans les bons gestes. Dans certains cas, faire appel à un professionnel reste la meilleure option, mais évidemment, cela représente un coût supplémentaire (comptez entre 15 et 30 euros le m² pour la main-d’œuvre, en plus du matériel).

Papier peint intissé vs vinyle vs traditionnel : le match comparatif
Pour y voir plus clair, rien de tel qu’un petit comparatif objectif. Voici un tableau qui met face à face les trois types de papier peint les plus courants : intissé, vinyle, et traditionnel.
| Critère | Papier peint intissé | Papier peint vinyle | Papier peint traditionnel |
|---|---|---|---|
| Prix moyen/rouleau | 15-70 € (moyenne 30 €) | 10-50 € (moyenne 25 €) | 10-25 € (moyenne 15 €) |
| Grammage | 150-300 g/m² | 150-250 g/m² | 70-100 g/m² |
| Pose | Facile (colle sur mur) | Moyenne (colle sur papier) | Difficile (colle sur papier, fragile) |
| Résistance humidité | Faible (sauf version vinyle) | Très bonne (couche plastifiée) | Très faible (absorbe l’eau) |
| Lessivabilité | Variable (souvent lavable doux) | Excellente (supporte nettoyage) | Faible à nulle |
| Durabilité | Moyenne (sensible UV, rayures) | Bonne (résiste bien usure) | Faible (se déchire facilement) |
| Écologie | Moyenne (sans PVC) / Faible (avec PVC) | Faible (PVC) | Bonne (papier naturel) |
| Usage conseillé | Salon, chambre, bureau (sec) | Cuisine, salle de bain, couloir | Pièces sèches peu sollicitées |
Verdict ? Chaque type a ses forces et faiblesses. Le papier peint traditionnel reste le moins cher et le plus écologique, mais il est fragile et difficile à poser. Le vinyle est ultra-résistant et parfait pour les pièces humides, mais moins écolo. L’intissé se positionne comme un compromis : plus facile à poser que le traditionnel, plus écologique que le vinyle, mais avec un coût plus élevé et des limites en milieu humide.
Conseil pratique : Choisissez votre type de papier peint en fonction de la pièce et de vos priorités (budget, facilité de pose, durabilité, écologie). Ne vous lancez pas aveuglément sur l’intissé juste parce qu’il est à la mode. Analysez vos besoins réels.
Dans quelles pièces éviter le papier peint intissé ?
Maintenant que vous connaissez les inconvénients du papier peint intissé, une question logique se pose : où faut-il absolument éviter de le poser ? Voici les pièces à risque et les raisons pour lesquelles l’intissé n’est pas la meilleure option.
Salle de bain : sauf si vous choisissez un intissé avec couche vinyle et que vous assurez une ventilation impeccable, oubliez. L’humidité constante, la vapeur d’eau, les projections : tout ça, c’est la kryptonite de l’intissé standard. Résultat garanti : décollement, gondolement, moisissures.
Cuisine (zone évier/plaque) : même combat. Entre la vapeur de cuisson, les projections de graisse, et l’humidité ambiante, votre papier peint intissé va souffrir. Si vous tenez vraiment à en mettre dans votre cuisine, cantonnez-le aux murs éloignés des points d’eau et de cuisson, et choisissez un modèle lessivable et résistant.
Chambre d’enfant (murs de jeu) : les enfants adorent toucher, griffer, coller des stickers, dessiner sur les murs. L’intissé supporte mal ces agressions répétées. Préférez une peinture lessivable ou un papier peint vinyle ultra-résistant si vous voulez éviter de refaire la déco tous les deux ans.
Pièces très lumineuses orientées sud : si vous avez une véranda, une pièce avec baie vitrée exposée plein sud, ou un espace où le soleil tape plusieurs heures par jour, attendez-vous à une décoloration rapide. Mieux vaut opter pour un papier peint traité anti-UV ou carrément pour de la peinture.
Couloirs à fort passage : les frottements, les coups de sacs, les chocs contre les murs : autant de micro-agressions qui ternissent et abîment l’intissé. Si votre couloir est un lieu de passage intense (appartement familial, entrée principale), réfléchissez à deux fois avant de poser du papier peint, ou investissez dans un modèle très résistant.
À l’inverse, où l’intissé fonctionne bien ? Salon, chambre adulte, bureau, bibliothèque : toutes les pièces sèches, peu sollicitées, avec une luminosité modérée. C’est là que vous profiterez pleinement des avantages de l’intissé sans subir ses inconvénients.

FAQ : vos questions sur les inconvénients du papier peint intissé
Le papier peint intissé jaunit-il avec le temps ?
Oui, certains modèles peuvent jaunir ou se décolorer sous l’effet des UV ou de l’humidité. Les intissés blancs ou clairs sont particulièrement sensibles. Pour éviter cela, protégez vos murs du soleil direct et assurez une bonne ventilation.
Peut-on repeindre un papier peint intissé ?
Techniquement oui, mais ce n’est pas idéal. La surface texturée de l’intissé peut absorber inégalement la peinture et donner un rendu irrégulier. Si vous voulez changer de couleur, mieux vaut retirer l’ancien papier peint (ce qui est facile avec l’intissé : il se décolle à sec) et repeindre le mur nu, ou poser un nouveau papier peint.
L’intissé est-il vraiment plus écologique que le vinyle ?
Ça dépend. Un intissé 100 % sans PVC, avec fibres naturelles et encres à l’eau, est plus écologique. Mais beaucoup d’intissés du commerce intègrent une couche vinyle et perdent cet avantage. Vérifiez toujours la composition avant d’acheter.
Combien de temps dure un papier peint intissé ?
En conditions optimales (pièce sèche, peu de soleil, murs bien préparés), comptez entre 5 et 10 ans. Mais dans des conditions défavorables (humidité, forte luminosité, passage intensif), la durée de vie peut descendre à 3-5 ans.
Peut-on poser de l’intissé sur un mur abîmé ?
Non, c’est une mauvaise idée. L’intissé masque les petites imperfections, mais pas les gros défauts. Un mur abîmé doit être réparé, rebouché, lissé avant la pose, sinon le résultat sera décevant.
Est-ce que l’intissé se décolle facilement en cas de retrait ?
Oui, c’est l’un de ses vrais avantages. Contrairement au papier traditionnel qu’il faut décoller à la vapeur et gratter pendant des heures, l’intissé se retire à sec, en un seul morceau, sans abîmer le mur. Pratique si vous êtes locataire ou si vous changez régulièrement de déco.
Conclusion : faut-il craquer pour le papier peint intissé malgré ses défauts ?
Après ce tour d’horizon complet des inconvénients du papier peint intissé, une chose est claire : ce revêtement mural n’est pas la solution miracle universelle. Il a des atouts indéniables (facilité de pose, résistance mécanique, retrait facile), mais aussi des limites sérieuses qu’il faut anticiper avant de se lancer.
Récapitulons les points de vigilance :
- Coût 20 % plus élevé que le papier traditionnel
- Sensibilité marquée à la décoloration UV
- Entretien délicat (produits doux uniquement)
- Résistance limitée à l’humidité (pièces sèches recommandées)
- Durabilité moyenne selon l’environnement
- Préparation du mur indispensable et minutieuse
- Impact écologique variable (attention au PVC caché)
Alors, verdict ? Le papier peint intissé reste un excellent choix si vous l’utilisez dans les bonnes conditions : pièces sèches, luminosité modérée, murs bien préparés, budget suffisant. Dans ce cadre, vous profiterez d’un revêtement esthétique, relativement durable, et facile à vivre au quotidien.
En revanche, si vous cherchez un revêtement ultra-résistant pour une salle de bain, une cuisine, ou un couloir très sollicité, passez votre chemin ou optez pour un intissé vinyle haut de gamme (mais là, vous perdez l’argument écologique).
Dernier conseil : testez avant de tout tapisser. Commencez par une petite surface (un pan de mur, une chambre) pour voir comment le papier se comporte dans votre intérieur. Vous pourrez ensuite décider en connaissance de cause si l’intissé vous convient ou si vous préférez explorer d’autres options. Parce qu’au final, le meilleur revêtement mural, c’est celui qui correspond vraiment à votre mode de vie et à vos contraintes.





